Interview avec Paule Salomon:
"Terrorisme et Guerre des Sexes."
Paule
Salomon, vous êtes philosophe et thérapeute. Votre vocation consiste à aider
hommes et femmes à se retrouver les uns les autres mais aussi à s’enraciner
dans leurs identités respectives. Plus généralement vous aidez les gens à
guérir de leurs blessures pour devenir créateurs et non victimes de leurs
vies. Comment votre perspective vous éclaire-t-elle sur les événements
récents qui ont secoué le monde ?
J’ai la sensation de disposer d’éléments de décodage en
profondeur car je travaille depuis une dizaine d’années sur la guerre des
sexes, ses possibilités de résolution, les différences homme/femme et
masculin/féminin. Ce qui se passe en Afghanistan constitue une démonstration
flagrante de ce que je souligne. Pour moi la guerre entre les peuples a
sa racine dans le conflit millénaire qui oppose l’homme et la femme, ce
qu’on appelle la guerre des sexes.
A une époque où les femmes émergent de leur
engloutissement et de leur soumission patriarcale dans les pays occidentaux,
un pays tout entier met les femmes en coupe réglée, emprisonne leur visage
sous un grillage, les réduit au rôle de reproductrice silencieuse et
cloîtrée. Ce même pays tente de fabriquer des guerriers comme il n’y en a
plus, des guerriers fanatiques qui méprisent la vie et cherchent la mort
comme exploit suprême. C’est un retour aux archétypes les plus archaïques
qui sous-tendent notre histoire d’humanité.
Nous souffrons toujours aujourd’hui d’une peur de la
différence qui engendre méfiance, opposition et guerre, la tolérance n’est
souvent qu’un horizon, les hommes et les femmes se combattent et ce combat
structure les formes de civilisation. Il n’est pas terminé en Occident mais
il prend des formes nouvelles de plus en plus conscientes et nous tentons de
construire des ponts, des arches d’alliance. Ce tissage conscient montre
déjà ses possibles et ses réussites même si les couples continuent de se
déchirer dans leur nouvelle intimité.
Et parallèlement à cette émergence une régression surgit,
caricaturale, inhumaine, impensable même. Car dès que l’archaïsme émerge, la
notion de toute puissance l’accompagne. Les guerriers fanatiques rêvent de
toute-puissance et la force de leur foi les rend dangereux et mortifères.
Thanatos montre sa puissance sur Eros. Les forces de destruction sont «addictives »,
fascinantes, difficiles à juguler dès qu’elles ont révélé leur côté
jouissif.
Les tours sont un symbole phallique et triomphant,
provocant même, dans la mesure où l’élancement vers le ciel a longtemps été
réservé aux temples et aux cathédrales, donc aux manifestations de foi
religieuse. Dans une conception patriarcale le ciel représente la lumière et
la terre l’obscurité. Ces tours dédiées aux affaires et à l’argent
représentent un symbole impie. Et pourtant plus profondément il s’agit de
la même déclinaison d’un fondement patriarcal, d’un culte à l’érection du
pouvoir qui peut conduire au mépris de l’humain et de la vie.
Deux visions partielles du monde s’affrontent, deux
possibilités explosives pour l’humanité combattent pour avoir raison.
Très masculines l’une et l’autre elles montrent leurs limites et elles sont
dépassées l’une et l’autre. Il n’en reste pas moins que dans les faits
immédiats l’un est l’agresseur, l’autre est la victime. Mais il serait
puéril d’en rester là. Aussi innommables et impardonnables que soient ces
attentats nous ne pouvons pas blanchir l’un et noircir l’autre.
La dualité du bien et du mal fait partie des pièges de
civilisation. Tant que nous en restons sur le plan mondial à ce niveau
d’analyse nous resterons assis sur une poudrière dans tous les conflits.
Que s’est-il passé le 11 septembre 2001 ? Les terroristes
sont-ils l’ombre des occidentaux ? Sont-ils le pendant naturel et manifeste
d’un Occident qui depuis le siècle des Lumières aurait trop rapidement tenté
de jeter aux oubliettes ses propres tendances rétrogrades et fanatiques, sa
propre ombre ?
N’oublions pas que ces terroristes sont à la fois des
hors-la-loi sur la scène internationale et des serviteurs de Dieu dans leur
propre système de croyances. Ils se vivent comme la lumière de l’Occident
même si l’Occident les accuse de représenter des forces obscurantistes. La
majorité des Occidentaux sont d’ailleurs bien loin de considérer les
terroristes comme des ombres d’eux-mêmes. Ils ne se reconnaissent pas en
eux, ils auraient plutôt tendance à les regarder comme des monstruosités ne
méritant pas le nom d’humanité. Il importe d’ailleurs de ne pas faire
d’assimilation entre terroriste et fanatique même si on peut être à la fois
l’un et l’autre, on peut aussi être l’un sans l’autre.
Le terroriste n’obéit pas nécessairement à un ordre ou à
un idéal, il peut être au service de l’anarchie. Le fanatique représente une
cohérence théologique. L’alliance de ces deux caractéristiques est
assurément redoutable car la bonne conscience, la foi dans la juste cause
donne une énergie hors norme. La fin justifie les moyens. Toutes les guerres
les plus terribles ont été menées au nom de la vérité religieuse.
Le développement personnel a mis l'accent depuis une
trentaine d'années sur le pouvoir des croyances au sens large. Il apparaît
que chacun crée sa réalité en fonction de son système de croyances. Nous
naissons tous ainsi coiffés d’un chapeau de croyances qui appartient à notre
milieu et à notre éducation ; devenir soi-même consiste à se libérer d’un
certain nombre de croyances limitatives qui sont réexaminées au fur et à
mesure de sa croissance intérieure. Les luttes pour les «meilleures »
croyances ont toujours été d’une grande âpreté.
A défaut de richesse économique, certains musulmans ont
ainsi développé une foi fanatique et prosélyte redoutable qui ne respecte
plus la vie, ni la leur, ni celle des autres. Cet extrémisme n’est pas
nouveau dans l’histoire, il est le pouvoir du pauvre. L’occident
matérialiste devient une cible décadente et corruptrice à abattre.
Chacun appelle ombre la partie de soi qui est reniée, non
reconnue, non acceptée. Les Occidentaux se sont éloignés dans le processus
historique de ce fanatisme tueur qu’ils ont expérimenté dans certaines
guerres fratricides, guerre de religion ou guerre de territoire, et ils se
sont éloignés aussi de leurs pratiques religieuses. Par leur matérialisme et
leur laxisme sexuel ils incarnent l’ombre pour ceux qui prêchent d’autant
mieux l’ascèse qu’ils sont démunis. Les projections sont donc réciproques,
chacun incarne le mal pour l’autre ce qui constitue un absolu redoutable
dans un conflit. Comment se comprendre quand deux systèmes de vérité
s’affrontent et que l’enjeu est d’avoir raison ?
Il n’y a rien à justifier. Les terroristes ne sont pas
l’ombre oubliée de l’Occident se rappelant à lui par un attentat pour
provoquer une nouvelle prise de conscience. Même si cette idée est
séduisante.
Deux niveaux de développement s’opposent, deux
conceptions masculines du monde, deux folies partielles coupées l’une et
l’autre de leur féminin mais de façon différente, deux logiques de pouvoir
et d’exclusion dans lesquelles des milliers de gens ne se reconnaissent
plus, deux modes périmés d’existence qui s’affrontent pour ne pas tourner en
rond stérilement.
Peut-on faire des parallèles avec des mythologies
anciennes ?
Effectivement nous pouvons revenir aux mythes pour tenter
d’éclairer cette délicate question. Le dieu égyptien Osiris a
un frère Seth qui représente son ombre. Autant Osiris symbolise la partie
humide et printanière, la fécondité du végétal autant Seth est desséché et
aride comme les terres brûlantes du désert. Seth tend un piège à Osiris et
interrompt son règne terrestre en le coupant en quatorze morceaux. Osiris
survivra à ce démembrement qui symbolise aussi le voyage dans l’inconscient
grâce à l’aide de ses sœurs-épouses, Isis et Nephtys. Un enfant naîtra de sa
résurrection, c’est Horus que Seth continuera à poursuivre. Horus l’enfant
divin est victorieux de Seth mais lorsqu’il amène Seth enchaîné devant Isis
pour que celle-ci le tue, elle refuse et libère Seth. L’ombre est la garante
de la clarté. Elle ne doit pas être éliminée de la création.
Est-il réaliste d’évoluer vers toujours plus d’éthique,
de droits de l’homme et de conscience humanitaire, ou l’être humain ne
peut-il se passer d’une part de cruauté et de souffrance ?
Nous pouvons tenter d’avancer vers toujours plus de paix
intérieure et extérieure, il n’est pas impossible que les conflits armés
disparaissent de la planète mais la vigilance sera toujours de mise. Les
grandes composantes d’affirmation de la nature humaine auront toujours à se
conjuguer à des forces sociales et nous aurons besoin d’apprendre à aimer
comme nous apprenons à marcher ou à nager.
Comment interpréter le langage de Bush : « un combat
monumental du Bien contre le Mal », « soit vous êtes contre nous, soit vous
êtes avec nous » ? Saine fermeté ou simplification dangereuse ?
Bush est le dépositaire d’un ordre patriarcal bien rodé
et en apparence au moins, il n’est même pas dans le cas de figure des hommes
de sa génération qui ne ressemblent en rien à leur père et qui ne se
reconnaissent pas dans ses valeurs. Il incarne une continuité dynastique et
politique d’une Amérique qui se regarde complaisamment dans son propre
miroir conservateur. Derrière cette cuirasse de détermination il n’est
probablement pas sans états d’âme et je me souviens du visage de sa femme
approuvant le discours des autorités religieuses demandant qu’on diffère une
riposte trop rapide et trop systématique. A notre époque où les
connaissances psychologiques se sont développées, où les arcanes de
l’inconscient sont explorés, il paraîtrait normal qu’un politique ne s’en
tienne pas à ces notions primaires du bien et du mal. Entre des termes
contradictoires, il existe une troisième voie. La remise en cause est
aujourd’hui une grandeur. Si l’Amérique s’interrogeait sur ses propres actes
terroristes, sur son hégémonie, sur les manières de respecter
l’individualité des peuples et des cultures, elle tiendrait véritablement le
rôle de nation civilisée dont elle se réclame.
Quel genre d’homme Bush vous paraît-il ? Un brave
père pour sa nation ou le brave fils de son propre père, ancien président
lui-même.
Tout ce que je pourrais souhaiter c’est qu’à ce
niveau de responsabilité un homme ne soit pas choisi pour son amour du
pouvoir mais pour sa capacité à donner de l’amour dans sa façon d’exercer le
pouvoir. Je crains que dans le contexte actuel il ne puisse exercer ce poste
que parce qu’il a toutes les qualités d’un tueur élégant et discret. Cela
dit la fonction crée parfois l’organe. Il se trouve dans un point de
convergence et il synthétise les influences du moment. Espérons que
l’importance du danger lui donne la grâce de la sagesse.
Les Américains ont été victimes d’un coup énorme porté
non seulement à des vies humaines mais à la fierté et au sentiment de
sécurité de leur nation. Même si une évaluation pondérée des choses est en
train de se faire dans les hautes sphères, que peuvent-ils faire de plus
pour arriver à co-créer un monde moins polarisé et ne pas réagir en tant que
victime uniquement ? De quoi doivent-ils prendre conscience ?
Toujours sur le plan de la connaissance individuelle nous
savons très bien que la grande tentation pour chacun d’entre nous consiste à
accuser autrui ou le monde extérieur de nos malheurs, de nous enfoncer dans
la plainte ou de nous cliver dans une révolte, dans une revanche. L’un des
grands passages de la conscience humaine consiste précisément à basculer de
la victime au créateur, de la revendication à l’affirmation paisible de sa
force. Si je me vis victime d’une agression, d’une manipulation je suis
tenté d’entrer dans la logique de revanche «œil pour œil, dent pour dent »
mais je peux aussi passer à un autre niveau de conscience. Je cherche
comment faire de cette blessure une perle. Comment utiliser cette énergie de
révolte pour construire et non pour détruire ? Quelle remise en question
puis-je faire pour ne pas reproduire cette situation de victime ? Car si je
réponds au terrorisme par un autre terrorisme j’entre dans un cercle
vicieux, je fais le jeu de l’adversaire.
L’Amérique n’a rien à gagner à faire une guerre à un
peuple déjà à genoux, par contre elle peut renforcer les mesures de
protection et de contrôle de son territoire, poursuivre les noyaux
terroristes, mettre en place des cercles d’écoute pour mieux comprendre les
besoins du peuple afghan, respecter sa fierté, mettre en place aussi des
cercles d’écoute des femmes, apporter des mesures d’hygiène et d’éducation.
Il n’y a pas de possibilité de sortir d’un conflit sans
que les deux parties gardent la tête haute, sans que chacun d’eux prenne sa
part d erreur, sa part d’ombre. Si les instances internationales
travaillaient en ce sens nous aurions plus de chance de pacifier la planète.
Le terme Jihad ou guerre sainte s’aborde de
différentes manières au sein de l’islam. Au niveau le plus élémentaire il
s’agit de combattre par les armes pour défendre l’islam quand il y a une
attaque. Les plus radicaux parlent de répandre l’islam par la violence.
Cependant pour les Soufis et d’autres musulmans le vrai Jihad consiste à
combattre ses mauvais penchants ou les entités démoniaques, affamées ou
puissantes qui s’infiltrent dans toute âme imparfaite. Mais une vision plus
subtile peut-elle séduire des jeunes hommes déshérités dans des sociétés aux
perspectives si sombres ? N’est-il pas plus excitant et séduisant d’arborer
une mitraillette que de méditer sur ses propres travers ?
L’un n’exclut peut-être pas l’autre. Mais vous avez
raison les interprétations sommaires et au premier degré sont toujours
beaucoup plus populaires que les mouvements intérieurs de mise en cause de
soi. Rassembler en désignant un bouc émissaire à abattre reste le moyen le
plus efficace de fédérer. Le procédé qui consiste à désigner l’Amérique
comme la cause de tous les maux, aussi sommaire soit-il ne manque pas
d’efficacité pour des gens qui n’ont rien à perdre et qui ne tiennent même
pas à leur vie. Le combat avec eux devient très inégal. Ce mépris de la vie
n’est pas sans relation avec l’enfermement des femmes et le refoulement du
féminin.
Le Jihad radical et le terrorisme islamiste sont-ils de
nature strictement masculine ou des femmes pourraient-elles faire d’aussi
bonnes martyrs ? Il y a eu des cas d’attentats-suicides par des femmes
fondamentalistes. Les femmes qui éduquent leur fils à devenir des
combattants-suicidaires jouent-elles un rôle important dans cet
endoctrinement ou ne font-elles que jouer le jeu des hommes ?
Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que des
femmes se comportent en parfaites secondes des hommes et l’on sait par
exemple que le catholicisme leur doit beaucoup même si elles sont interdites
de prêtrise. En ce qui concerne les Afghans je sais peu de chose à ce sujet
et tous les camps d’endoctrinement sont strictement masculins. Il ne semble
pas que les femmes jouent un rôle actif dans cette histoire, elles subissent
trop d’interdits et sont les sujets d’une méfiance constante.
L’Afghanistan des Talibans est-il un pays où il n’y a
pas de femmes ? Invisibles et voilées comme elles le sont jusqu’à devoir
cacher leur visage, un voyageur pourrait ne jamais avoir la preuve qu’il
existe des femmes en Afghanistan ! Pourquoi et comment une société en
arrive-t-elle à complètement nier le féminin ?
C’est une longue histoire qui dure depuis quatre mille
ans et plus, c’est l’histoire du patriarcat. Dans la logique patriarcale la
femme est tolérée, suspectée de tous les maux, qu’elle s’appelle Eve ou
Pandore. Les hommes pour devenir de bons guerriers refoulent leur féminin,
leur sensibilité, leur vulnérabilité. Les trois grandes religions
monothéistes ont en commun ce rejet du féminin. L’islam a développé aussi
cet antagonisme entre l’homme et la femme au point que les femmes entre
elles appellent l’homme, l’ennemi. Mais le Prophète semblait porter la femme
en estime et la réalité des couples est plus complexe. Mais les Talibans ont
poussé à l’extrême un germe qui restait nuancé, et l’enfermement de la femme
est censé favoriser l’intégrité de la virilité masculine.
En écrivant « Les Hommes Se Transforment » j’analysais
l’évolution masculine et l’intégration nouvelle du féminin qui donnait
naissance à des hommes plus sensibles, plus aimants, plus proches de leurs
femmes et de leurs enfants. Mais en même temps je pressentais une régression
quasi inévitable. Dans le chapitre intitulé la situation planétaire
j’écrivais : "la situation occidentale et planétaire est toujours en crise
d’anima [le féminin intérieur et spirituel de l’homme, NDLR]. La férocité de
la Grande Déesse Mère a encore besoin de resurgir pour devenir consciente,
pour être regardée, chevauchée. D’autre part l’anima de l’homme reste
enfermée, elle est captive et tyran de l’homme moderne, de l’homme éclairé.
Le principe masculin ne se dégage que progressivement de l’animus de la
Déesse Mère. Il émerge de sa fusion primitive. Le fils-amant a fondé le
Dieu-Père en se calquant sur l’animus dévorant de la Déesse Mère. Notre
société patriarcale est crée sur le Zeus hellénique et le Yahvé hébraïque.
La masculinité de l’homme éclairé aujourd’hui reflète
encore les sauvageries d’une féminité primitive refoulée... Il faut
s’attendre dans les années à venir à un retour du refoulé, au maintien du
dominant-dominé et d’une civilisation sacrificielle. Partout où les femmes
sont encore muselées, voilées, enfermées, il n’y a pas d’avancée possible et
le pire est à craindre. » Les Talibans semblent aux prises avec ce
refoulement primitif du fils-amant qui tente de devenir un père, un guerrier
en enfermant les femmes, et avec le refus de la féminisation de la société
occidentale, féminisation qu’ils assimilent à une décadence. Cette double
contrainte gouverne souterrainement leur décision de rétrécir l’univers
féminin. Comme toujours la justification théologique ne vient que renforcer
un besoin pulsionnel. Pour faire un guerrier capable de mourir pour sa cause
il faut l’éloigner de sa femme, de sa famille et de son propre féminin
intérieur.
Comment pourrait-on réintroduire le féminin dans des
sociétés très patriarcales comme il en existe au Moyen-Orient et ailleurs ?
Tout passe par la libération des femmes, par leur
instruction, par la solidarité entre les femmes d’Orient et d’Occident et la
manière dont les premières peuvent évoluer en respectant leur tradition
spécifique. C’est l’émergence des femmes qui a fait bouger l’identité
masculine en Occident ; il en sera de même pour l’Orient.
A lire de Paule Salomon :
La Sainte Folie du Couple
Les Hommes se Transforment
La Femme Solaire
(Editions Albin Michel)
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